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Le CHEM

NOURRITURE CHEVAUX et EQUIDES

La Nourriture

L'environnement originel du cheval était la « steppe » ; son système digestif est adapté à l'ingestion de grandes quantités d'herbes issues de ce milieu naturel.
Mais depuis sa domestication, son alimentation a été modifiée, et les éléments nutritifs de l'herbe de nos prés actuels sont différents de ceux des steppes.
Dans le cadre d'un élevage, les premières années peuvent être l'occasion de commettre des erreurs d'alimentation préjudiciables ensuite pour le reste de sa vie.
C'est ainsi qu'il faut lui apporter les substances alimentaires qui différencient le cheval de loisir, du cheval destiné aux sports équestres, d'où l'intérêt, outre l'incontournable fourrage, d'un complément adapté :

Le premier aliment
Les poulains sont nourris dans les meilleures conditions tant qu'ils tètent.
Mais il se contentera uniquement de cet apport nutritif pendant deux mois ! (voir sevrage)

Dès lors, des aliments de compléments (pelés) pourront lui être donnés. Tant que le poulain sera allaité, il ne pourra s'agir que de quantités minimales, car il ne s'agit pas de l'engraisser ! L'aliment de complément durant les six premiers mois pourra se composer d'un mélange d'aliments de démarrage pour poulains et d'une bouillie de quetsches, en proportions égales. A côté de cela, il est particulièrement conseillé, durant les 12 premiers mois, d'ajouter des minéraux et des aliments pour la croissance en les mélangeant à la nourriture. Ceci est particulièrement nécessaire lors de séjours intensifs au pré.

Le jeune cheval a besoin d'une albumine de qualité et de beaucoup d'énergie, car l'albumine contenue dans le lait maternel doit être compensée. Il faut particulièrement veiller entre le sixième et le douzième mois à l'approvisionner en aminoacides et en vitamine B. Les déficiences en énergie peuvent être compensées tout simplement par de l'avoine.

Ce régime peut être poursuivi jusqu'à 2 ans.

Après 2 ans
A partir de cet âge, le poulain peut être nourri comme un cheval adulte auquel on ne demande pas de travaux particuliers. La règle est de donner suffisamment de foin et peu d'aliments pour mangeoire.
Une alimentation de complément est utile uniquement lors d'un usage intensif du pré. L'alimentation à base de minéraux doit être poursuivie.

A partir de la troisième année, les chevaux qui sont montés sont alimentés en fonction de leur capacité aux travaux. Pour la plupart encore, avec peu d'avoine.
En contrepartie, il leur faut une alimentation à haute teneur en ballast, (aliments juteux : pommes et carottes) car à ce stade les muscles et les os doivent encore être fortifiés avec des vitamines et du calcium.

Une alimentation adaptée
1. Quelle tâche doit accomplir le cheval ? Est-il un cheval de pré ? Est-il monté occasionnellement ? Est-ce un cheval de trait ?
2. A quelle race appartient-il ? (le poids référent pour chaque race est à prendre en compte).
3. Quel est son état de santé actuel ? Est-il ou a-t-il été malade ? S'agit-il d'une jument en gestation ou allaitante ? D'un poulain en pleine croissance ?
4. Le cheval doit-il effectuer des tâches particulières (sport, dressage, concours, endurance...) ou est-il un cheval d'élevage ?

Quelques règles à respecter
- Veillez à la qualité des aliments servis. Ne prenez jamais d'aliments avariés.
- Au risque de coliques, toujours commencer par abreuver le cheval avant de l'alimenter. Sinon, des aliments non digérés peuvent aboutir dans l'intestin et ne pas être digérés complètement ni évacués.
- Donnez le foin plutôt le soir.
- Préférez donner de petites quantités et plus souvent.
- Nourrissez-le à heures fixes.
- Evitez une modification brusque de l'alimentation.
- Laissez-le au repos pendant son alimentation et encore une heure après.
- Ne pas l'alimenter juste avant et après un effort. Il ne peut effectuer aucune tâche durant sa digestion, il doit d'abord faire descendre sa température après un travail fatiguant.
- Veillez à ce que le lieu où le cheval s'alimente et boit soit toujours propre.
- Donnez-lui de l'eau salubre et non chargée, toujours en quantité suffisante.

Du fourrage avant tout !
Un cheval a besoin d'au moins 1 kilogramme de fourrage par 100 kilogrammes de poids. Si cette proportion est inférieure, elle peut conduire à de graves dérèglements de la santé. Herbe, foin et paille sont les aliments de base pour le cheval !

Energie et hydrates de carbone
L'alimentation à la mangeoire, composée de céréales et de succédanés de céréales, est un pilier d'importance dans l'édifice de l'alimentation. Le cheval a aussi la capacité de digérer des céréales. Les hydrates de carbone qu'elles contiennent lui apporteront l'énergie suffisante pour accomplir ses tâches. Néanmoins, et par rapport à l'apport en fourrage, il ne faudra jamais en donner trop, car cela peut engendrer une surcharge de l'intestin et mener à de graves dérèglements.

Protéines
Une albumine de haute qualité est importante pour la santé du cheval. Mais en quantité plus réduite que le fourrage et les aliments donnés à la mangeoire, qui eux appartiennent à l'alimentation de base. Un cheval adulte n'a pas les mêmes besoins en albumine qu'un poulain ou une jument qui allaite. Trop d'albumine conduit chez un cheval adulte à une surcharge des reins et du foie.

Graisses et acides gras
La plus grande part d'énergie est puisée dans l'alimentation à la mangeoire, mais une bonne alimentation pour chevaux contient en complément un apport minimal en graisse végétale de haute qualité. Celles-ci sont utiles pour une belle robe, et en plus bénéfiques aux chevaux auxquels il sera demandé une grande capacité dans le domaine sportif et au travail. Attention : un engraissement du cheval mènera avec certitude à une chute de ses capacités aux travaux et à des dérèglements de sa santé.

Entretien de la robe

Pour obtenir une belle robe il suffit d'alimenter correctement le cheval avec des aliments contenants l'ensemble des éléments nutritifs essentiels. Les conséquences d'une mauvaise alimentation sont rapidement visibles : un cheval malade ou délaissé est facilement reconnaissable à l'aspect de sa robe.

Les soins externes apportés à la robe (pansage) la mettront en valeur. Une robe brillante est signe de santé, de vitalité et de capacité au rendement. Elle est le reflet de l'art et la manière avec lesquels l'animal est tenu et soigné.

"Trucs" de palefreniers
- Un vieux truc d'écuyer : mélanger des orties au foin. Si vous avez la possibilité de trouver des orties en grande quantité (et en évitant celles qui auront poussé au bord des routes, des terrains agraires ou d'autres lieux souillés) vous pourrez les mélanger au foin.
Laissez sécher les orties, foulez-les et mélangez-les avec l'alimentation.
Si vous désirez donner des orties fraîches, vous devrez dans tous les cas les aplatir avec un fouloir ou un rouleau à pâtisserie. De cette façon, les cellules acides éclatent dans les feuilles. Vérifiez alors prudemment avec les doigts si elles piquent encore.

- Une deuxième possibilité consiste en l'adjonction de semences de lin. Ces semences contenant de l'huile font illuminer et briller la robe. Dans tous les cas, consultez votre vétérinaire sur la quantité à donner car un excès serait mauvais pour la santé.

- De même, un peu d'huile de tournesol, ou de chardon, les deux contenant des acides gras non saturés, sont très utiles à une bonne qualité de robe. Ici aussi, consultez votre vétérinaire pour les quantités. Trop d'huile nuit au cheval !


LE CHEVAL au PRE

- Le cheval a une meilleure santé physique et morale au pré que quand il est enfermé, mais pour un cheval travaillant beaucoup, le box permet de l'entretenir, le nourrir, et le faire travailler régulièrement, proportionnellement à l'exercice recherché.

- Un cheval au pré, sans conditions, demande beaucoup moins de céréales qu'un cheval devant accomplir des tâches.

- Les chevaux (surtout en captivité) ne savent pas choisir leur nourriture, laissant de la bonne herbe sur de larges étendues ou la souillant de crottins. Dans ce cas, cette herbe ne retrouvera pas un intérêt gustatif avant plus de 6 mois ! Il faut laisser le pré se reposer plusieurs mois par an en mettant le cheval dans un autre pré et vérifier régulièrement l'état des pâtures, car de grosses pierres ou d'autres objets pourraient le blesser.

- Ne pas oublier une pierre de sel à lécher et un point d'eau claire.

L'eau est indispensable
L'eau a plusieurs fonctions pour l'organisme : elle assure le fonctionnement des échanges du processus métabolique. Elle régule la température du corps et les sécrétions de sueur.

Ce besoin essentiel dépend de plusieurs éléments. En fonction du temps qu'il fait et de la charge demandée au cheval, il faut compter de 5 à 12 litres d'eau par jour par 100 kilos de poids. Ce qui signifie que pour un animal normal au pré et au repos, il faut donner environ 30 à 35 litres d'eau par jour.

Augmenter l'apport en eau l'été lorsqu'il fait chaud, pour compenser la transpiration, et la sècheresse des herbes au pré. Sa consommation peut alors passer à 50 litres d'eau, pour le même cheval.

  • Les chevaux de manèges et de sport, du fait d'une plus grande dépense d'énergie, auront un besoin en eau plus important.
  • Les besoins du poulain seront plus réduits du fait qu'ils en sont pourvus par le lait maternel.
  • Les jeunes d'un an et les seniors, du fait de leur charge réduite, boiront moins.

Les pertes les plus importantes en eau sont produites par l'évacuation des urines et des selles, la sudation corporelle, la respiration et l'allaitement. Les besoins en eau se forment dépendamment de ses pertes dans l'organisme !

L'abreuvoir
Les chevaux doivent toujours avoir de l'eau à disposition. La plupart des écuries modernes disposent d'un abreuvoir automatique, qui permet au cheval de s'abreuver à volonté. Il faut cependant veiller à ne pas laisser s'introduire d'agents pathogènes dans, et à proximité de l'eau.

Lorsque le cheval est abreuvé au seau, veiller à le remplir aussi souvent que nécessaire.

L'eau est à moduler selon le type d'alimentation : pour une alimentation sèche, le besoin en eau augmente 3 à 4 litres, par kilo ingéré. A l'inverse : lorsque les aliments ont une bonne teneur en eau, comme l'herbe fraîche, les légumes ou les fruits, le besoin en eau diminue.

La température idéale de l'eau se situe entre 8 et 12° C. Eviter donc l'eau chaude, et l'eau trop froide qui peut donner des coliques.


PLANTES NATURELLES

Ray-grass anglais

Fléole des prés

Dactyle pelotonné

Houlque laineuse

Pissenlit

Sainfoin

Jonc commun (agrostide)

Plantain lancéolé

Fétuque des prés

Fétuque ovine

Linaigrette commune pourpre
Trèfle (très riche, attention aux troubles digestifs !)

Luzerne (très riche en protéines, à donner en petite quantité !)



LE GRAIN

Les chevaux ne se nourrissent pas seulement de pâture et de foin, mais aussi de grains, l'avoine étant le meilleur.

Tous les grains doivent avoir une odeur agréable et être propres. Ils sont pilés, roulés ou broyés.

L'orge peut être bouillie et le maïs mis en flocons.

Le son, un des composants du blé, est mélangé à d'autres grains (avoine aplatie ou concassée) pour lui donner de la consistance et faciliter sa digestion. On peut aussi le servir pur, mais il devra être suffisament imbibé d'eau. Ses propriétés laxatives sont reconnues et il contient des sels de magnésie et potasse. Le son excite mécaniquement les contractions des muscles intestinaux.
* ayant tendance à les rendre apathiques, cet aliment n'est pas conseillé aux chevaux qui doivent travailler dur ; par contre on pourra l'utiliser pour les étalons et les juments poulinières.

Les granulés sont des aliments complets et équilibrés d'un emploi très pratique. Ils sont souvent constitués de : poudre d'herbe, édulcorants (mélasse), vitamines et minéraux.

- avoine : écrasée ou en gruau (le plus riche en protéines et le plus énergétique)

- orge entière bouillie : (fait grossir un animal fatigué ou en mauvais état.)

- flocons de maïs : (très énergétique, mais pauvre en protéine et minéraux)

- son : (bon additif diététique, facilitant la digestion) sec en mélange ou en maches (voir préparation du mache).

- betterave à sucre : très énergétique, à faire tremper dans l'eau toute une nuit, avant de donner.

- fèves : entières, concassées ou bouillies ( nutritives et échauffantes )

- graine de lin : (en hiver pour faire briller le poil.) en gelée, mash ou tisanes ; à bien faire cuire pour tuer l'enzyme toxique qu'elle contient ; à donner froid.

- paille : hachée à mélanger pour 500 g. à chaque ration.

- carottes : peut même servir de récompense en dressage.

- navets,

- rutabagas, à laver et découper en morceaux.


Préparation du Mache

Un Mache est une sorte de soupe de céréales.
- Mettre les ingrédients - choisis en fonction des besoins spécifiques des chevaux - dans un seau. (Voir qualités spécifiques de chacune...)
- Ebouillanter.
- Laisser macérer deux à trois heures (un peu moins en été !) après avoir couvert le récipient.
- Ajouter une poignée de sel, mélanger et servir.



AUTRES

Les sucreries ne sont pas uniquement les bienvenues chez les hommes, les chevaux aussi apprécient cette attention. Afin de montrer au cheval qu'il a fait quelque chose de bien, on peut aussi lui donner des snacks. Bien entendu, cette récompense doit être adaptée à l'alimentation du cheval.

Le sucre souvent donné à titre de récompense, doit être d'usage limité : Calories vides, sans minéraux, sans oligo-éléments et vitamines rendent le sucre comme une récompense sans sens. La dégradation de la dentition et des gencives est la conséquence la plus grave lorsque l'on donne du sucre en permanence.

Le pain sec, doit vraiment être très sec lorsque vous le donnez, d'autant plus qu'il existe un risque de moisissure. Complet et énergétique, à donner avant et après le travail. Mais il n'est pas nécessairement sain en grande quantité : (Farine blanche, épices et sel ne sont pas bénéfiques).

L'avoine, est une bonne récompense, mais n'oubliez pas de la déduire de la ration journalière. Elle est très calorique !

Certains légumes comme les carottes, sont d'excellentes récompenses, qui contiennent des vitamines, des minéraux et sont pauvres en calories…

Les fruits, notamment les pommes et les poires même sauvages, sont d'excellent aliments, contenant à la fois des fibres, des vitamines et des sucres lents ; attention cependant d'habituer peu à peu les animaux non rustiques à leur usage ( ne pas les laisser s'en gaver - risque de coliques - et faire attention au risque d'étouffement par ingestion de trop gros morceaux - à donner à la main au début.

La luzerne et la farine verte, sont très appréciées par les chevaux, mais riches en énergie, et doivent être prises en compte dans la ration journalière.

Les "barres de récompense", contiennent souvent tous les éléments nutritifs et il faut aussi les comptabiliser dans la ration journalière.


LES VITAMINES

A. B1. B2. B6. E


La vitamine B et la Béta-Carotine sont indispensables aux défenses immunitaires, et permettent de combattre les infections ; elles augmentent aussi la fécondité chez les juments.
La vitamine D favorise la stabilisation osseuse ; à administrer sous forme d'huile de foie de morue, sauf pour les chevaux dont l'huile de la robe est transformée par le soleil.
La vitamine E est bonne pour les muscles cardiaques et ceux du squelette.
Une bonne alimentation pour chevaux contiendra toutes les autres vitamines en justes proportions.


SELS MINERAUX & OLIGO-ELEMENTS

Calcium et phosphore : formation des dents et des os.


Sodium, chlorure de sodium et potassium : régulation des sécrétions.


Fer et cuivre : formation de l'hémoglobine et contre l'anémie.


Magnésium : développement du squelette et des muscles.


Manganèse : structure des os et reproduction.


Cobalt et zinc : stimulation de la croissance.


Iode : contrôle de la glande thyroïde.



La relation calcium/ phosphore est relativement importante pour les chevaux.
Des troubles peuvent se produire si, l'herbe est trop fumée ou si les proportions d'avoine sont trop importantes.
En général, le magnésium ne pose pas de problèmes car le cheval en absorbe suffisamment lors de son alimentation.
Chez des chevaux qui transpirent fortement, lors d'efforts intensifs, il faut veiller à donner un mélange de sodium/ potassium en quantité suffisante et bien équilibrée.
Le zinc est important pour la guérison des plaies et pour l'assimilation de l'albumine.

Le fer et le cuivre sont indispensables pour la formation du sang.


Même si ce n'est pas la solution que nous préconisons, on trouve facilement ces aliments complémentés tout préparés qui contiennent des substances minérales et des oligo-éléments en différentes compositions, pour répondre à tous les besoins.




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