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Le CHEM

Bino GENTILI

Bino Jacopo Gentili



L'Equi-éthologie
L'équi-éthologie a été popularisée par l'ouvrage du professeur Bino Gentili, et Maria Franchini.
Cette méthode de dressage du professeur Gentili permet une approche éthologique du dressage et du débourrage des chevaux en tenant compte des connaissances modernes sur la biologie, la psychologie et l'anatomie comparée de l'homme et du cheval.

Personne n'imagine notre histoire sans l'agriculteur, le cavalier, le chevalier, le défenseur à cheval... Si le cheval fait parie intégrante de notre histoire, les deux partenaires sont fondamentalement différents et ne se connaissent finalement que très peu malgré une domestication depuis 6000 ans aux fins agricoles, de transport et militaires.
Ceci est sans aucun doute du aux différences fondamentales entre ces deux mammifères supérieurs que sont le cheval et l'homme.
Malgré les efforts de sélection (du tarpan aux chevaux lourds ou purs sangs...) les différences ne sont pas estompées : l'homme reste un prédateur, alors que le cheval est une proie.

Cette différence se traduit au niveau alimentaire, visuel et comportemental :
L'homme est omnivore, il mange de tout et peut parfaitement se satisfaire de repas relativement espacés.
Le cheval est contraint, de par la taille réduite de son estomac et de la richesse relative de l'herbe, à se nourrir continuellement. En même temps il doit surveiller son environnement pour être prêt à fuir au moindre danger.

L'absence également de comportement commun aux deux espèces explique pourquoi, au contraire du chien, l'homme est toujours contraint de "dompter" les jeunes chevaux bien que de nombreux travaux récents ont démontré qu'une autre voie était possible.
Cette voie avait déjà été suivie par des "cavaliers d'exception" en utilisant des techniques fondées sur une bonne compréhension de l'être "cheval" dans ces différences et en exploitant les facettes de son comportement plutôt que de lutter contre ses penchants naturels.

Pourquoi tant d'écoles de dressage ?
Essentiellement par le fait que le cheval a toujours constitué une richesse et un formidable atout militaire.
Chaque armée a donc développé des techniques particulières et tradition militaire oblige ce qui a été recherché était l'obéissance, les "fortes têtes" étant "matées par la force s'il le fallait"...
L'homme est donc resté prédateur alors que dans nombre de cas le palefrenier ou le jeune enfant arrivaient à une complicité avec le cheval réputé inmontable par les meilleurs cavaliers adultes chargés du "domptage".

Progressant ainsi par essais et erreurs la tradition a fixé un ensemble de trucs et les a érigés en règles sans qu'aucun travail systématique ni scientifique n'ait été entrepris "une bonne méthode étant une méthode qui donnait des résultats" et les militaires n'étant pas très ouverts aux communications ni aux innovations... (tradition plus que secret défense)

Et la science ?
Ce n'est que très récemment que des scientifiques se sont enfin penchés sur le sujet.
Ils ont ainsi découverts que le jeu dans toutes les espèces jouait un rôle fondamental, que l'apprentissage se faisait autant par imitation que par essais et erreurs et que les relations sociales étaient extrêmement subtiles cela autant chez l'humain que dans les autres espèces animales évoluées dont le cheval. Cette découverte a entraîné une question subsidiaire celle de la pertinence des méthodes d'équitation et des préjugés afférents.

Le développement de la science des comportement lancée par Konrad Lorenz a également démontré la plasticité des comportement et le rôle de l'inné, de l'acquis et de l'imprégnation.
Depuis une vingtaine d'années l'éthologie équine consiste à observer et à analyser le comportement des chevaux vivant en liberté ou en semi liberté.
Les résultats enregistrés permettent maintenant de passer à leur application en équitation pour le cheval ou sur d'autres ongulés (zèbre entre autre).

C'est aux états-Unis que les premières chaires universitaires d'éthologie appliquée ont vu le jour, puis en Angleterre.
Le professeur Gentili a travaillé dans ce cadre sur le cheval et la méthode qu'il enseigne maintenant en Europe, se nomme "l'Imprinting horse", ou l'imprégnation du cheval.


La méthode Gentili :
L'intelligence de la proie

Selon le professeur Gentili l'éthogue doit se figurer être une proie solipède, un être myope et daltonien, paranoïaque, schizophrène et dysphasique pour comprendre le cheval et totalement oublier son monde logique, projectif, coloré et stéréoscopique de prédateur.

Et effet le monde nous apparaît dans un champs visuel étroit, coloré, en relief comme tous les prédateurs, ce qui permet une conceptualisation de notre environnement rendant l'élaboration de projets futurs possible.

Au contraire selon le professeur le cheval étant un herbivore qui ne risque pas de voir son alimentation s'enfuir, il serait incapable d'établir des stratégies projectives, par contre étant une proie il risque à tout moment d'être attaqué, il développe des stratégies évasives. Il perçoit tous les mouvements autour de lui et fait appel à sa mémoire pour cataloguer en événements connus pour ne pas être dangereux et... tous les autres qu'il convient de fuir !
De même pour fuir il faut être en forme et la stratégie sociale vise l'évitement de conflits stratégie renforcée par l'abondance de la nourriture.

Selon le professeur Gentili le cheval social élit des affinités et fait allégeance à l'étalon dominant du troupeau qui dispose d'un code de communication avec l'ensemble des sujets de son troupeau un peu comme un seigneur médiéval recevait l'allégeance de ses vassaux et en assurait la protection. Si l'être humain utilise le même code de communication (essentiellement gestuel) et assure les mêmes fonction de protecteur rassurant (et non de despote tyrannique ou de truand) il peut parfaitement se faire accepter par le cheval et recevoir son allégeance.

La vision du cheval et du prédateur
Soyons objectifs, la vue est un phénomène complexe et très variable dans son acuité et dans son spectre.
Première différence le cheval possède une vision horizontale et nocturne tandis que l'homme possède une vision stéréoscopique et diurne.

Chez les prédateurs les hémisphères cérébraux sont fortement interconnectés et permettent avec une position des yeux vers l'avant une vision stéréoscopique mais dans un champ étroit en avant de la tête.

Au contraire chez le cheval comme chez de nombreuses proies herbivores, les yeux sont situés nettement plus latéralement et s'ils ne possèdent qu'un très faible champs commun ils permettent une vision sur la presque totalité de l'environnement. De plus la vision du cheval est concentrée dans un champs horizontal (visible surtout aux ouvertures de la pupille) qui nous renseigne aussi sur le coté nuctalope du cheval. Le cheval est ainsi capable de jour comme de nuit de détecter tout mouvement dans son environnement par contre il ne perçoit que très difficilement le relief et les couleurs.

Le cheval est donc équipé "d'un radar d'approche omnidirectionnel" alors que le prédateur dispose d'une "tête chercheuse".
En tant que proie, il est donc perpétuellement préparé à fuir. L'homme le décrit volontiers comme un froussard, cherchant à confirmer chaque bruit inconnu ou objet bizarre par une fuite pour observer de plus loin l'objet de sa crainte.

La psychologie du Cheval
Perpétuellement stressé, paranoïaque, schizophrène et tout cela congénitalement et même anatomiquement, le cheval est un cas ! Des travaux ont peut être trouvé la raison de cette paranoïa équine.

Les aires corticales (la matière grise) de chaque hémisphère du cerveau du cheval seraient séparées et ne communiqueraient presque pas entre elles.

Les informations émanant de chaque oeil sont transmises à une seule moitié de son cerveau et il n'y a pas transfert des informations d'un hémisphère cérébral à l'autre.
Le cheval ne transposerait donc pas l'information d'un côté à l'autre et s'effrayerait d'un fait reconnu par ailleurs symétriquement comme inoffensif.

Le cheval semble être composé de deux moitiés distinctes qui ne communiquent pas entre elles. Selon le professeur Gentili : le cheval est non seulement "paranoïaque" mais aussi "schizophrène", puisqu'il y a deux individus en lui : un droit et un gauche.

Le dresseur-cavalier-éthologue devrait donc débourrer aussi bien le cheval gauche que le cheval droit et le faire par devant et par derrière...
Tout l'art de l'imprégnation consiste à habituer le cheval à l'ensemble des commandes tant à gauche qu'à droite pour établir des connexions nerveuses entre des zones de son cerveau ; l'idéal serait ainsi de faire suivre à son cheval, outre l'école primaire des études poussées, une formation continuée par la suite pour développer ses capacités d'assimilation.

Un apprentissage pas à pas
Le cheval, en tant qu'être au fonctionnement binaire divise également sont environnement en deux mondes non communicants :
- son milieu habituel non dangereux ni traumatique
- tout le reste...

Le problème est que l'homme veut constamment aller dans le second monde alors que le cheval tient à rester dans le sien !

Le cheval se fie à sa mémoire pour discriminer dans lequel des deux mondes il se trouve. Si le fait nouveau est plaisant il sera intégré, sinon observé à distance respectueuse permettant la fuite, si le fait nouveau appartient à un événement antérieur angoissant ou traumatique, le réflexe de fuite sera immédiat.
Selon le professeur Gentili, non seulement le cheval ne vit par par anticipation mais encore pousse-t-il devant lui toutes ses phobies... "il ne connaît rien, il reconnaît tout".

Mais ce trait peut facilement être utilisé par un cavalier respectueux pour introduire progressivement des situations nouvelles dans le monde reconnu du cheval comme non dangereux et plaisant. Les phases d'apprentissage doivent être courtes et gratifiantes, ainsi le cheval s'habitue progressivement à la situation nouvelle et dispose du temps nécessaire pour vaincre ses craintes.

En pratique...
Etre doux, calme, inspirer la confiance, la sécurité, incarner l'autorité.


Ne jamais trahir sa confiance
Le "cavalier-débourreur" va ainsi monter et descendre de son poulain plusieurs fois de suite, sans jamais rester longtemps sur son dos. Le cheval est, en effet, "programmé" pour savoir que celui qui lui saute sur le dos et s'y accroche longtemps est un prédateur. Il faut donc éviter que le cheval éprouve ce sentiment désagréable d'avoir un prédateur sur le dos lorsqu'on le monte pour la première fois. En montant, et en descendant immédiatement après, le cavalier-débourreur rassure le cheval sur l'innocuité de cette expérience nouvelle.

En règle générale, l'homme doit agir de telle sorte que le cheval ne soit pas amené a le classer dans la catégorie des prédateurs. C'est pour cette raison, par exemple, qu'il faut toujours faire des gestes doux et lents lorsqu'on s'occupe de chevaux. Car tous les prédateurs sont, au contraire, très rapides et l'instinct du cheval associe toujours le "geste brusque" au prédateur, et donc à la fuite...

Le cavalier-éthologue doit donc d'abord éviter de se comporter en prédateur.

Il doit, ensuite, essayer de profiter du système social et hiérarchisé qui existe chez les chevaux pour se faire admettre et obéir par ces derniers.

Les savants ont tout d'abord pensé que les règles qui régissent la vie en groupe des chevaux et la hiérarchie étaient innées.
L'éthologie a démontré que le code de communication des chevaux ainsi que leur hiérarchie sociale étaient, au contraire modifiables et adaptables ; il est donc bien possible pour l'homme de se faire comprendre des chevaux en imitant les comportements, de l'étalon dominant d'une part, et de la jument vis à vis de son poulain, d'autre part.

Ces deux pôles complémentaires vont aider à convaincre le cheval que l'homme est un personnage dominant, mais surtout, rassurant.


L'imprégnation tardive
A l'état sauvage, l'étalon dominant est synonyme de protection et de sécurité. Tous les chevaux lui vouent donc une obéissance inconditionnelle, surtout en cas de danger.
La mère joue également un rôle rassurant pour son poulain. L'homme doit donc se positionner d'abord en tant qu'étalon dominant, pour convaincre le cheval de son rôle protecteur et, accessoirement, faire appel au répertoire de la jument-mère pour adoucir le contact au début.

Konrad Lorenz, puis le docteur Miller, ont respectivement mis en évidence le phénomène de l'imprégnation chez les oisillons et les poulains nouveau-nés.
Il est établi que l'on peut imprégner un cheval, même lorsque celui-ci est parvenu à l'âge adulte.
En utilisant le mode de communication de l'étalon et celui de la mère, il est donc possible de réimprégner poulain de trois ans et de lui faire appréhender l'homme en tant que chef rassurant.
En procédant de la sorte le professeur Gentili, ou ses élèves, mènent le débourrage de n'importe quel poulain, en une à deux heures, avec juste un licol et sans aucun conflit.

Pour beaucoup de personnes, débourrer un cheval équivaut à le casser, à briser sa résistance ou ses velléités de fuite. En anglais, débourrer se dit d'ailleurs "to break", qui, signifie d'abord "casser", "briser"...
Comment s'étonner, ensuite, que les chevaux qui ont été traités de la sorte soient nerveux et se raidissent, dès que l'homme approche de nouveau ses mains de leur tête? Certains, peut-être plus traumatisés que d'autres, refusent complètement que l'on touche leur face et, a fortiori, leurs oreilles.
Ces mêmes chevaux ont également tendance à échapper à la main de leur cavalier, en levant la tête, lorsqu'ils sont montés. Leur encolure est alors souvent musclée à l'envers, renversée. Tout cela est très mauvais! C'est l'attitude inverse de celle recherchée en équitation.

Lever la tête correspond, chez le cheval, à une attitude défensive qui le prépare la fuite. La meilleure façon de rééduquer ces chevaux est de les débourrer de nouveau en utilisant, cette fois, la méthode éthologique.

Reprendre tout à zéro
Voici dans les grandes lignes, l'attitude à adopter pour regagner la confiance d'un cheval traumatisé :
- Le conduire dans un rond de longe (entre 18 et 24 mètres de diamètre) et le chasser loin de nous, en levant les bras. Attention à ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques !
Les mouvements doivent être assez doux et mesurés sans jamais être menaçants.
Point important, il ne faut pas contraindre le cheval à rester près de nous, mais le convaincre d'y revenir de lui-même.
(voir dans le détail toute la méthode du "Join Up" expliquée par Monty Roberts).

- Faire tourner le cheval autour du corral, sans se servir d'une chambrière. Seule une longe, d'environ quatre mètres de long, est admise. Laisser le cheval tourner deux ou trois tours à chaque main, puis lui donner l'ordre de changer de main, en lui barrant la route (d'assez loin), pour qu'il apprenne aussi à nous respecter.

- Une fois accompli encore deux ou trois tours, l'inciter à s'arrêter en nous adressant à lui sur un ton rassurant, en émettant des sons à fréquence basse (oooohhhh, oooohhhh).

- Dès l'obtention de quelques arrêts, aller vers le cheval, sans le regarder dans les yeux et sans l'approcher de trop près puis lui tendre une main, en la tenant assez basse ; le laisser la renifler. Puis, reculer en demi-cercle vers son postérieur, en l'aspirant vers nous, comme si nous le tenions par une longe imaginaire et se diriger vers le centre du corral.

- Si le cheval ne se met pas à nous suivre comme un petit chien, le chasser de nouveau et recommencer tout le processus.
Au bout de quelques tentatives, le cheval suivra et restera près de nous.

- Le caresser alors légèrement sur tout le corps, sans trop appuyer et sans lui donner de tapes.
Les cavaliers ont souvent la sale manie de donner de grandes claques aux chevaux en croyant que la gent équine apprécie ces bourrades viriles.

Si le cheval s'éloigne au moment où nous lui caressons le chanfrein, laissons-le partir. Il ne faut jamais le contraindre à rester, mais il faut, en revanche, le convaincre de revenir vers nous de lui-même.

Quand il aura accepté les caresses, stimulez-le à baisser son encolure en appuyant avec vos deux doigts au niveau de la nuque, environ deux centimètres derrière les oreilles. Si cette pression ne suffit pas à lui faire baisser la tête, appuyez de votre main libre sur le léger creux que présente le cheval au-dessus du poitrail.


Quelques conseils supplémentaires
Demander peu, mais souvent

La meilleure stratégie à employer est la tactique du "peu et souvent".
Nous devrons réussir à obtenir plusieurs descentes d'encolure, quitte à reprendre le même travail le lendemain, puis le jour d'après.

Ne jamais exagérer
Sachons déchiffrer les signaux de lassitude que le cheval nous envoie, signaux qui devront nous faire interrompre le travail sur le champ. Il est certain qu'il ne sera pas facile de persuader notre cheval de nous confier sa tête...
Toutefois, Si nous savons être patient et constant dans l'effort, nous finirons par y parvenir sans trop de difficulté.
La première fois, si le cheval ne lève pas la tête dès que nous approchons la main de sa nuque, cela sera déjà un point en notre faveur.
La deuxième fois, il faudra se contenter d'une simple ébauche de mouvement vers le bas. Mais, si l'on poursuit méthodiquement, le cheval finira par comprendre qu'en gardant sa tête basse, il ne lui arrive aucune mal et que, bien au contraire, il se sent mieux.
La tête du cheval est souvent la cible de ceux qui confondent dressage et "épreuve de force" ; ils soumettent le cheval en lui emprisonnant la tête par les moyens les plus brutaux."
Le phénomène n'est pas nouveau : Pluvinel en 1615 le déplorait déjà dans son ouvrage "Le manège Royal"...
"Si le mors et les éperons servaient la connaissance du cheval, que le cavalier serait savant en sortant de la sellerie et de l'éperonnier..."

BIBLIOGRAPHIE

La méthode Gentili : Gentili Bino, Franchini Maria - Editions Zulma (1997)
La méthode Gentili : de Martine Frachini - Editions Favre (1997)


Plusieurs ouvrages de ou avec Bino Gentili sont disponibles

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