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Le CHEM

MONTE sans MORS

L'abandon du mors



Tout cavalier se sent tributaire du mors installé dans la bouche de sa monture, moyen incontournable à ses yeux pour "gouverner" efficacement son "bateau quadrupède" !
Il en existe de toute sorte, autant par leur forme, que par les matières employées (bridon, hackamore, gourmette, rênes allemandes, etc).
L'inventivité de l'homme est sans limite quand il s'agit de contraindre...
Cela rassure certains de se dire qu'avec le mors, il a dans les mains le moyen ultime d'imposer sa volonté au cheval : mélange de frein à main, de volant et de boite de vitesse !
Le cavalier habituel, ajuste ses rênes au plus court pour « garder le contact avec la bouche », et dans de nombreux cours d'équitation, on insiste sans cesse sur l'importance de ce contact serré.


Mais qu'en pense le cheval ?
Il n'aime pas cela soyez-en persuadé !
Cela le gène, lui fait mal, l'empêche de vivre sa vie de cheval paisiblement !

Cela l'aide t-il dans son apprentissage ?
Sûrement pas : et le risque existe qu'au bout d'un certain temps et quelques brutalités d'usage, les chevaux n'aient plus de bouche (ils ne sentent plus rien et il faut manier les rênes en force pour obtenir l'effet escompté).

Est-ce vraiment indispensable d'utiliser ce "moyen" pour communiquer avec lui ?
Bien évidemment non !
On peut faire mieux, plus simple et plus sympa avec notre ami.

J'ai bien sûr commencé à monter en club en « m'accrochant aux rênes », je ne suis pas plus malin que les autres.
Et puis je me suis intéressé à d'autres types de monte, rênes longues ; j'ai observé avec une tendresse et un intérêt particuliers, des cavaliers obtenant de leur monture de telles prouesses, par la seule force de la qualité de la relation nouée avec leur cheval, aboutissement d'un dressage selon d'autres bases, que j'ai eu envie d'essayer à mon tour d'entreprendre et de conduire autrement mes poneys.
Précisons que ces animaux avaient été montés de façon tout à fait traditionnelle auparavant.

Le simple fait de s'intéresser au bien-être de sa monture, change peu à peu toute la relation.
Vous obtiendrez beaucoup plus de votre monture en lui donnant envie d'être et de faire des choses avec vous qu'en établissant un rapport de force avec lui.

A ce moment de l'exposé, je tiens à préciser pour clarifier mon approche, que je ne suis pas un « baba-cool » attardé et contemplatif, et que je suis tout à fait capable d'être « physique » en levant la main ou le pied sur mes poneys quand ils manifestent de façon délibérée leur envie de tester mon statut de dominant ! (morsures & ruades notamment, ne sont pas admises).
Mais pas de violence gratuite, quand il ne réagit pas bien à nos demandes, ou que ses réactions sont dictées par les peurs ancestrales de cet « animal-fuyard ».
A nous de lui apprendre à avoir un peu moins peur et moins souvent...

Filet dont on a enlevé le mors Pour en revenir au mors, j'utilise actuellement un « bridon léger » c'est à dire un simple filet débarrassé de son mors et ne comportant plus qu'une muserolle, une mentonnière et une têtière.
J'y accroche les rênes à l'aide de petits mousquetons qui permettent de les adapter à n'importe quel licol, et c'est très pratique.
Pour commencer, vous pouvez d'ailleurs utiliser le licol habituel (bien ajusté) avec des rênes ou n'importe quelle corde adaptée en grosseur et en longueur, accrochée à la jonction muserolle mentonnière.
Installez-vous dans une carrière, ou n'importe quel espace fermé où vous travaillez habituellement, et faites les exercices les plus simples que votre cheval réussit d'habitude sans aucune hésitation.
Au début, gardez un contact serré avec la bouche et s'il réagit bien, relâchez petit à petit les rênes, en les reprenant si nécessaire ; si vraiment votre cheval est in-maniable, remettez-lui un bridon normal, et après avoir obtenu la bonne réaction, recommencez avec le système léger.
Vous verrez que très vite, parce que le cheval est intelligent, il appréciera d'avoir la bouche libre et vous pourrez tout faire sans mors, travail comme balades, dans un plaisir partagé.
Personnellement, et après l'avoir vu faire en exhibition, j'arrive à monter ma jument bouche libre, avec pour seule rêne, un simple ruban ou une corde passée autour de l'encolure ; évidemment cela demande un peu d'entraînement et de patience pour obtenir les mêmes résultats, mais cela oblige le cheval à plus d'attention et c'est un vrai bonheur de "conduire" sa monture à l'assiette !

Moins dangereux !
Pour finir de surmonter vos défenses sécuritaires, admettez par l'exemple des autres, que vous n'arrêterez jamais un cheval qui s'emballe ou qui vous embarque même s'il a un mors !
Augmentant plutôt sa colère ou sa panique en lui causant une douleur intense en plus !

L'essayer c'est l'adopter...
Enfin, pour l'anecdote, laissez-moi vous parler de ma femme – pourtant cavalière – qui a peur des chevaux de façon maladive : au bout d'un certain temps, à force de me voir monter sans mors, en balade comme en carrière et sans problème particulier, elle a fini par adopter naturellement ce système avec nos poneys, tout en montant en club de façon traditionnelle…

Et en club !
A propos de clubs, la méthode peut, à mon avis, tout à fait s'y appliquer, à condition de le faire avec un cheval préparé, entraîné, monté régulièrement de cette manière et avec des cavaliers vraiment désireux de le faire.
Paul de Haut


Extrait du forum
Je viens de découvrir votre site avec beaucoup d'intérêt. L'une de mes cavalières m'a transmis le lien vers la page sur le mors, car ici on monte principalement sans.
Dans votre rubrique "dresseurs", je pense que vous oubliez Stéphane Bigo. Il est moins connu, mais il vient de publier un excellent ouvrage : l'équitation de légèreté par l'éthologie. J'applique sa méthode en club depuis 4 ans et je peux faire monter des débutants en licol sur des fjords...
Il axe son enseignement sur la relation, et il y a tout un chapitre sur les devoirs de formation du cavalier pour être à la hauteur. C'est pour ma part le premier que j'entends remettre l'humain face à ses responsabilités dans la relation.
Je repars parcourir le reste du site !

Gaëlle L.

C'est avec beaucoup de plaisir et d'intérêt que j'ai découvert le site "DES CHEVAUX ET DES HOMMES".
Rien ne me préparait à devenir cavalier et encore moins propriétaire de cheval.
Tout est arrivé très vite. La passion de ma compagne m'a contaminé de façon foudroyante.
Mais j'ai tout à apprendre.
Ce qui m'intéresse c'est de me fondre dans la nature pour mieux l'observer.
Cet été j'ai vu un cavalier réaliser un parcours sans toucher aux rennes, guidant sa monture à la voix (et sans doute par le contact).
Cela me donne des envies de développer une telle relation, non contrainte.
C'est donc avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu et relu l'article "Sans Mors"…
J'ai saisi le "pourquoi" (j'étais déjà sensibilisé), mais je m'interroge sur le "comment". Comment équiper le cheval ?
Comment passer d'une équitation "près de la bouche" à une équitation rênes longues ?
... Un petit dessin valant mieux qu'un long discours, j'aurais souhaité voir à quoi ressemble un filet sans mors ou un licol avec rênes...

Georges M.
Réponse :
La description de la modification du filet, nous semblait suffisante, mais nous avons rajouté une photo pour sa meilleure visualisation. Attention cependant de ne pas vous lancer dans n'importe quoi avant d'avoir un minimum de connaissances (livres, expériences chez d'autres dresseurs...) dont vous ne pourrez faire l'économie, sans risques, tant pour vous que pour votre cheval.
Ne comptez entre autre pas sur nous pour vous enseigner le dressage rênes longues par Internet.

Beaucoup de cavaliers sont persuadés de traiter leurs chevaux avec douceur et respect.
A part quelques individus considérant le cheval comme un « équipement de sport mobile », la plupart des cavaliers voient en leurs animaux un être vivant avec lequel ils souhaitent nouer une réelle relation.
Les deux, le cheval et le cavalier doivent se sentir bien et sous les meilleures conditions : Accès au près, vie en groupe, une selle adaptée, une alimentation équilibrée, soins vétérinaires sont des points évoqués et discutés dans des nombreux journaux spécialisés.
Mais, étonnamment le quotidien est tout à fait le contraire : On crie, on hurle, on le bat avec des éperons et des cravaches – et malgré tout, les cavaliers sont persuadés de bien traiter leur ami équin.
Souvent nous observons la bagarre quotidienne entre le cavalier et sa monture. Une grande partie des chevaux montrent clairement qu'ils ne sont pas d'accord avec le traitement infligé. Déjà en voyant leur propriétaire les chercher dans le pré, les chevaux se sauvent au courant.
Pourquoi cet écart entre la réalité et le désir ?
Evidemment, il n'y a pas une seule réponse à une question aussi complexe.
éfinition, le cavalier se trouve seul avec ses problèmes en face du cheval. Il peut demander conseil aux professionnels, à d'autres cavaliers, mais à la fin il doit se faire son propre opinion. Personne ne pourra se mettre à sa place et améliorer la relation entre lui et son cheval.
Ca peux paraître banal : Mais la plupart de problèmes sont crées par le cavalier lui-même et il est évident qu'il doit d'abord analyser son propre comportement avant de s'attendre à quelconque changement.
Ce procès est en général un procès douloureux et long de connaissance de soi-même et la façon dont l'homme traite les problèmes de sa vie, de la même façon s'approche-t-il de ses problèmes de cavaliers. Par contre ce qu'il rend la situation plus difficile est le fait que toute erreur commise soit immédiatement et sans pitié relevée par les réactions du cheval.

Une douleur provoquée par TOUS les cavaliers est l'équitation avec un mors.
Je suis profondément contre l'équitation avec mors.
J'étais bien sûr comme tout le monde. En suivant un cycle classique d'apprentissage et de dressage dans un centre d'équitation, pour finir par m'acheter un jour mon propre cheval.
Ma jument m'a tout appris – surtout de mettre en question les piliers fondamentaux de l'équitation classique.
J'ai fini à déferrer les pieds de mon cheval. J'ai lu des études établies par des vétérinaires renommés aux Etats-Unis et Allemagne sur l'absurdité du ferrage sur le cheval et les conséquences néfastes sur son état de santé.
Ensuite j'ai commencé par l'équitation « signalétique » - travail à la voix, aux rennes longues.
Pour finir à l'équitation sans mors.
Mon cheval est aujourd'hui au pas espagnol et passage. Avant – en la travaillant avec un filet à mors – elle n'arrivait même pas à rester sur un cercle !
Les raisons de mon refus de monter encore une seule fois sur le dos d'un cheval en utilisant cet instrument de torture sont les suivantes :
- Il n'y a plus de corps étranger métallique ou autre dans la bouche du cheval – il n'y a plus de douleur !
- la respiration du cheval n'est plus perturbée car la position de sa nuque reste naturelle et le voile du palais n'est plus irrité par le mors,
- Le cheval ne « mousse » pas. Un cheval qui mousse est un cheval qui n'arrive plus à évacuer suffisamment vite sa salive ; pour éviter de s‘étouffer il est obligé de la faire sortir ainsi.
Il n'y a plus de contradiction entre son instinct de fuite (un cheval monté est un cheval en fuite) et son instinct de s'alimenter. Lorsqu'un cheval qui se déplace mordille son mors ou mousse, il provoque des remontés d'acides gastriques. La conséquence est que les acides provoquent des brûlures au niveau du palais et des gencives.
- Il n'y a plus de « headshaking », le cheval cesse à balancer sa tête, il ne sort plus sa langue.
- Le cheval cesse d'émettre des bruits de respiration forte,
- Expression naturelle de la physionomie de la bouche du cheval – sans le mors le cheval peut détendre ses lèvres,
- Une décontraction évidente du comportement en général du cheval avec moins de stress à gérer, la conséquence est une meilleure attention et une coopération naturelle,
- Le changement de dents n'entrave plus l'éduction du jeune cheval,
- Même les cavaliers avec des mains moins stables ne provoquent plus de douleurs supplémentaires au cheval. La conséquence est que le cavalier peut plus se concentrer sur son assiette.
- Le filet sans mors était un outil parfait également pour longer un cheval car la pression sur la nuque est optimal et plus besoin de changer son équipement après avoir longé son cheval pour la monte,
- Le filet sans mors peut être également utilisé comme licol pour déplacer un cheval ou pour le nettoyer sans changer l'équipement avant la monte,
- Pendant la randonnée, lors d'une pause le cheval peut tranquillement brouter,
- Le cheval ne peut plus s'extraire de l'influence du cavalier en mordillant son mors, la conséquence est une meilleure sécurité du cavalier,
- La relation cavalier-cheval n'est plus endommagée par une violence inutile, la conséquence est un comportement détendu du cavalier qui à son tour permet d'obtenir un cheval confiant.
Je vous conseille tous et toutes de lire les études du Prof. Cook. Un vétérinaire américain qui depuis 70 ans se bat contre l'équitation avec mors en prouvant avec des études scientifiques les conséquences néfastes sur le comportement et la santé du cheval de cette technique.
Pensez à ces phrases lorsque la prochaine fois vous lui mettez comme d'habitude ce morceau de fer dans un endroit le plus sensible de son corps ! Tant que vous travaillez avec un mors, vous n'aurez JAMAIS un cheval décontracté et heureux avec vous.
Pensez-vous qu'un athlète sous la douleur pourra donner le meilleur de lui ?
Pensez-vous vraiment qu'un être aussi sensible que le cheval puisse vous donner toute sa confiance en guettant la prochaine douleur provoquée par vos mains ?
Pensez-vous qu'un être aussi noble et fier puisse être « dompté » et « contrôlé » sous la menace permanente de la douleur que vous allez lui infliger par vos mains, vos éperons et votre cravache ?
Non, je ne le pense pas. Et vous non plus.

Svetlana Barz
(svetlana.barz@wanadoo.fr)

Travaux des spécialistes
Les Prof. COOK et Dr. STRASSER, ont fait des recherches très poussées sur le sujet.
Ils ont publié leurs résultats dans un livre intitulé "Eisen im Pferdemaul" (traduction littérale : « Fer dans la gueule du cheval »).
Introduction par la traductrice Svetlana Barz
"Il ne s'agit pas du témoignage d'une passionnée de cheval, mais le fruit du travail de plus de 50 ans de recherche d'un vétérinaire britannique, Robert Cook, et d'une vétérinaire allemande, Hiltrud Strasser, tous les deux de renommée internationale.
Vous allez vous dire : pourquoi lire des études scientifiques ? En tant que cavalier, je suis intéressé par la réalité et non pas par des recherches scientifiques.
Vous avez tort. Pour comprendre, interpréter les actions et réactions de votre monture, il est essentiel de se donner la peine d'entrer dans ce monde médical. Nous ne disposons plus aujourd'hui que des sources d'information des cavaliers réputés ou des professionnels du monde équestre, mais des informations basées sur des études scientifiques impartiales et objectives.
La synthèse que je vous propose résume les travaux de COOK / STRASSER en les rendant accessibles aux non scientifiques. A ma connaissance, aucune traduction existe en langue française. Mais, dans le cas contraire, je serais ravie d'en être informée. Le hasard veut que je sois allemande et j'ai pu profiter des travaux de Mme STRASSER publié en langue allemande. Les travaux de COOK sont accessibles sur son site www.bitlessbridle.com, malheureusement uniquement en langue anglaise.
J'insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas ici d'un exposé issu de ma plume, d'un savoir imaginaire, mais d'informations établies, mesurées, vérifiées et étudiées par des vétérinaires d'une renommée inégales ayant obtenu en 1991 le prix de « Hochmoor » pour les travaux sur l'équitation avec mors - l'équivalent du prix Nobel en physique ou chimie.
Je ne mets pas en doute vos compétences et expériences personnelles, mais je vous demande juste d'avoir suffisamment d'ouverture d'esprit et de curiosité pour lire les phrases suivantes qui vous concernent vous et votre cheval au quotidien. Les informations suivantes en langue françaises ont été autorisées pour publication par Dr. Strasser / Prof. Cook. Il s'agit des deux premiers chapitres. Le reste suivra plus tard.
Pour finir : Par amour pour les chevaux, oubliez l'argument éternel, répété et mastiqué jusqu'au vomi : mais non, cela ne me concerne pas, j'ai une main douce !
Il n'y a pas de mains douces, il y a juste des mains moins dures que d'autres, mais finalement chaque main est dure. Et d'ailleurs, d'où provient cette appréciation ? Des chevaux, des vétérinaires ? Non certainement pas – uniquement des cavaliers."



CONSEQUENCES de l'EQUITATION avec un MORS sur les VOIES RESPIRATOIRES
A) Larynx et poumons
Les fonctions des différents organes d'un organisme sont liées directement par des muscles, ligaments, articulations ou indirectement par les nerves, le sang ou le métabolisme.

Cook a étudié les parties de la tête sur leurs fonctions et interactions et que nous pouvons résumer de cette façon : lorsqu'un cheval prend quelque chose dans sa bouche, il ne peut s'agir que de nourriture. Cela représente pour le cheval du repos et de la sécurité, afin de se donner à l'occupation principale d'un animal avec un petit estomac : s'alimenter.

Les chevaux ne mangent pas (ils n'ont rien dans leur bouche), lorsqu'ils se sentent en danger ou excités et en fuite.

Lorsqu'un cheval doit bouger rapidement, alors son métabolisme musculaire demande une importante quantité d'oxygène.

Ils inspirent afin d'apporter aux vésicules pulmonaires l'oxygène nécessaire et récupèrent les « déchets » (du gaz carbonique) au travers du sang afin de les expulser par les voies respiratoires.

Pour assurer cette fonction, l'angle Tête-Encolure est étiré et le larynx ouvert : à travers différents muscles, les cartilages laryngiens sont positionnés parallèlement afin d'ouvrir le voile du palais.

L'air consommé doit de la même façon être expulsé. Des voies respiratoires rétrécies diminuent l'expiration et l'air chargé en gaz carbonique reste dans la trachée-artère se mélangeant avec l'air frais.

Après un certain temps, l'air se trouvant dans les poumons contiendra de moins au moins d'oxygène et affectera ainsi le métabolisme entier de l'animal.

Lorsqu'un cheval a des aliments en bouche (un corps étranger), alors les nerfs émettent le message suivant : « Repos, respiration faible, fermer les voies respiratoires, ingurgiter. »

Dans cette situation, les voies respiratoires seront ouvertes juste quelques fois et rapidement par minute. L'air entrant ne suffira pas pour satisfaire le besoin en oxygène (en cas d'un effort musculaire) ou de réduire suffisamment le taux de gaz carbonique dans le sang. Mais de toute façon, ce n'est pas nécessaire étant donné que le cheval broute.

Par contre, lorsque le corps étranger dans la bouche du cheval n'est pas un aliment, mais le mors et que le cheval doit fournir un effort musculaire nécessitant un besoin en oxygène important, alors un conflit se produit dans le pharynx : Faut-il obéir aux réflexes nerveux demandant «Quelque chose dans la bouche, la salive coule, il faut ingurgiter, attention à la trachée-artère et fermer le larynx ? » Ou faut-il obéir au message « Augmenter le besoin en oxygène car effort musculaire, ouvrir le larynx et inspirer fortement ? »

La musculature dans la partie du larynx reçoit les deux messages. Comme avec le corps étranger une surproduction de salive se déclenché, le risque est que la salive entre dans la trachée-artère de la gorge provoquant des toux. Le cheval « rusé » ne va pas ouvrir le pharynx aussi loin afin d'éviter que la salive soit inspirée avec l'air entrant. Il retirera la langue et poussera l'épiglotte plus haute. Par contre les voies respiratoires seront réduites.

Une situation similaire se produit avec l'abaissement de l'encolure :

Le flux d'air est rétréci d'un côté par la paroi arrière du pharynx, compressée par l'os crânien et la première vertèbre cervicale, et qui ainsi bombée vers l'intérieur du pharynx et de l'autre coté par le voile du palais se déformant vers le haut du pharynx.

En résumé : un cheval qui est forcé au travers du mors d'abaisser son encolure, diminue son arrivée d'air et ainsi son apport en oxygène dans le sang.
Le mors met le cheval dans un conflit d'obéir à son instinct de s'alimenter ou de fuir.

B) Douleurs dans la mâchoire inférieure et les gencives
Nous avons des expériences avec des corps étrangers dans la bouche :
- les enfants avec des appareils dentaires,
- les personnes âgées avec des dentiers.
Voilà pourquoi nous pouvons comprendre la situation des chevaux.

Lorsqu'il faut changer un appareil dentaire ou un dentier, la personne ressent la douleur pendant des jours voire des mois. Les porteurs de lunettes savent que les lunettes sur le nez ou l'oreille tout à coup commencent à faire très mal, même si auparavant aucune douleur avait été ressentie.

Il s'agit d'une inflammation étroite d'une pression non physiologique et répétée sur la même partie de la peau. Cette inflammation est considérée par les nerfs comme de la douleur.

Ces mêmes problèmes, les chevaux doivent aussi les ressentir lorsque sur une partie de la mâchoire inférieure sans dents une pièce de métal se pose. Des inflammations peuvent se produire se propageant sur des parties entières du visage ou de la tête. On les appelle les névralgies faciales.

Ces inflammations restent objectivement la plupart du temps invisibles (pas de gonflements et de rougeur) et sont ainsi souvent surtout chez l'animal, indedectable. Le mors est rond et appuie uniquement par endroit.

Lorsqu'il s'agit d'un mors simple, le cheval peut le soulever avec la langue et éviter la douleur au moins momentanément. Des mors à canon brisé sont plus difficile à déplacer par la langue et la pression sur la mâchoire inférieure ne peut pas être réduite.

Il s'ajoute la douleur du palais lorsque les rennes tendues forment un angle étroit avec la commissure des lèvres (encolure abaissée). La pression du mors ainsi multipliée s'exerce pratiquement à la verticale sur la mâchoire.

La pression du mors sur la muqueuse maxillaire dépend du mors et de la tension que le cavalier exerce sur les rênes.

Les mors ont des poids différents, ce qui y se traduit par une différence de pression de la douleur (entre 180 g et 2,8 kg, Cook 2002).

Nous connaissons les différents mors qui peuvent être des réels instruments de torture. On inflige de la douleur au cheval afin de le diriger. Le cheval va essayer d'éviter la douleur. Pour cela il a plusieurs possibilités :
- Il travaille avec la langue contre le mors et essaie de le sortir de la bouche ce qui provoque une forte salivation.
- Afin de déplacer le morceau de fer des points douloureux, il étire sa tête vers le haut pour faire glisser le mors contre les molaires au lieu de le garder sur les gencives de la mâchoire inférieure.
- Lorsque le cheval n'a pas la possibilité de lever son nez pour éviter la douleur, il va se positionner derrière les rênes, dans la verticale (encapuchonnement du cheval). Le mors glisse si la muserolle le permet sur l'avant de la mâchoire inférieure. Il est clair que dans cette position le cheval ne voit plus aussi bien, les yeux étant dirigés vers le bas et non pas vers l'avant ou par exemple se trouve un obstacle.

Résumé : Le mors provoque des névralgies faciales et une forte salivation (le cheval est contrairement à ce qu'on prétend pas décontracté) ; cette salivation excessive l'oblige à l'évacuer afin de ne pas s'étouffer. Le mors provoque le headshaking ou l'encapuchonnement.


C- Conséquences sur le métabolisme
Lorsque l’encolure est fortement abaissée, les voies respiratoires sont extrêment resserrées (comme déjà mentionné) ce qui provoque une suracidification du sang (il reste trop de gaz carbonique), une sous-pression dans la partie supérieure et dorsale des poumons. Du au resserrement des voies respiratoires, il n’y a pas assez d’air entrant dans les poumons.

Les organes internes (principalement les intestins) soutiennent la respiration des animaux : lorsque le poids se situe sur l’arrière-main, les intestins glissent en arrière provoquant une sous-pression dans les parties pulmonaires qui favorise l’arrivée de l’air frais. Par contre lorsque le poids se pose sur l’avant-main, l’arrivée de l’air frais est subitement bloquée, les intestins sont renvoyés contre le diaphragme réduisant ainsi l’espace pulmonaire.

Le soutien de la respiration à travers des mouvements du corps fonctionne bien à condition que les voies respiratoires soient ouvertes d’une façon physiologique. L’utilisation d’un mors ne permet pas l’ouverture optimale des voies respiratoires. L’air chargé au gaz carbonique ne s’évacue pas complètement et reste dans la trachée-artère et les bronches se mélangeant avec l’air frais entrant.

Ainsi l’air fixé dans les vésicules pulmonaires est moins chargé d’oxygène que si l’air consommé avait été rejeté complètement ou au moins au grand partie. En fur et à mesure il y a moins au moins d’oxygène dans l’air et la sous-pression augmente.

Un autre effet nuisible provoque d’après Cook par exemple le saignement des poumons chez les chevaux de course :
Lorsque le diaphragme se repositionne dans l’espace abdominale, il provoque uns sous-pression dans les alvéoles pulmonaires. L’air frais entre. Du aux rétrécissement des voies respiratoires, la résistance contre la compensation de pression est trop forte étant donné l’air n’entre pas suffisamment vite. La sous-pression reste pendant le temps de respiration et peut provoquer des œdèmes ou des saignements pulmonaires, c’est à dire conduire le cheval à un état pathologique.
Cook ajoute que les douleurs dans la bouche du cheval empêchait d’étirer le cou dans le rythme du mouvement afin de balancer le poids d’une façon optimale.
Ainsi le cheval est obligé de fournir un travail musculaire plus important et se fatigue plus rapidement. En résumé :
Le mors provoquant tous ces effets - manque d’oxygène, saignements pulmonaires, charge musculaire non physiologique - fragilise le cheval, surencombre son organisme et le fait vieillir prématurément.


D – Conséquences sur les dents
Comme déjà mentionné, le cheval a la possibilité de réduire la douleur en retirant la mâchoire inférieure et de déplacer ainsi le mors sur un autre point. Par contre cela provoque un rétrécissement encore plus important du larynx et le volume en air frais se réduise d’avantage avec les conséquences déjà décrites.

Un autre effet joue un rôle important : la mâchoire supérieure et inférieure n’ont pas la rangée droite et gauche des molaires parallèles, mais se rejoignent sous une forme conique.

Tant que le cheval garde sa posture naturelle (l’encolure étirée vers l’avant, la tête proche du sol) les dents de la mâchoire supérieure et inférieure du cheval sain se posent exactement l’une sur l’autre.

Lorsque l’encolure abaissée, la mâchoire inférieure glisse – du à une interaction musculaire entre les muscles et les os de la partie de la tête - nuque – vers l’arrière.
Ainsi les molaires des mâchoires inférieures et supérieures ne se posent plus l’une sur l’autre.

Etant donné que les chevaux gardés dans des conditions traditionnelles (en box ou stalles) et mangeant avec une tête relevée à la hauteur d’une table, leurs rangées de dents sont décalées latéralement. Ainsi les dents s’usent sur la partie opposée non adaptée. Une partie des dernières molaires inférieures ainsi que les prémolaires supérieures ne subissent pas une abrasion et deviennent trop longues touchant parfois même les gencives de la mâchoire opposée.

Etant donné que les rangées de dents ont une forme conique, elles ne concordent plus dans la largeur. Les dents de la mâchoire inférieure sont trop en arrière. Ces dents s’usent moins et développent des bords tranchants. La même chose se produit avec les bords extérieurs des molaires supérieures qui deviennent trop longues blessant la muqueuse de la mâchoire.

Ce genre de déformations, qui finalement empêchent le cheval de mâcher, sont inconnues chez les chevaux sauvages.
La compression changée sur les incisives provoque que les incisives inférieures sont uniquement utilisées sur le bord antérieur provoquant une inclinaison de celles-ci vers l’avant. Cette autre compression sur la mâchoire opposée se répercute sur les alvéoles dentaires. L’os se détruit au travers de cette pression non naturelle.
La conséquence : des cavités autour des dents dans les alvéoles qui s’enflamment suite à une accumulation de nourritures et leurs microbes ; cela aboutit à des maladies de dents et des mâchoires.
En résumé :
Les conditions d’environnement et d’utilisation jouent un rôle important sur la santé des dents !


II. CHANGEMENT de COMPORTEMENT DU aux DOULEURS
Il y a déjà 200 ans Bracy Clark a fait remarquer que les chevaux ont subi des douleurs infligées par l’homme plus au moins volontaire (par le ferrage, par le mors dans la bouche) et que les changements comportementaux des chevaux en résultants ont été ensuite réprimandés encore plus sévèrement.
A la situation, à la conscience des hommes ce qu’ils font subir l’animal, a peu changé. Très peu de gens ont essayé de convaincre les propriétaires et cavaliers de ces faits.
Voilà pourquoi les études de Cook sont d’une grande importance étant donné que les dégâts causés peuvent maintenant être prouvés et plus uniquement « sentis ».

Cook distingue 4 différents problèmes de comportements causés par la douleur du à l’utilisation du mors :
- excité (extrémement craintif, peureux, nerveux, légèrement « stressé », voit des « fantômes),
- reflex de fuite excessive (difficile d’arrêter ou ne peut pas être monté tranquillement, « percute » les obstacles),
- se défend avec le cavalier (« discute » de tout, s’oppose, est agressif, rue et mord),
- agite sa tête (« headshaking ») suite aux névralgies faciales.

D’autres conséquences pathologiques d’après Cook apparaissent du à l’utilisation du mors :
- les dents sont touchés et abîmés, également par une mastication importante afin de déplacer le mors,
- la tête est placée trop haute afin de déplacer le mors sur un endroit moins douloureux,
- mauvaise posture de la tête ou / et de l’encolure, incapable de marcher droit ou dans une direction bien précise,
- difficilement contrôlable, donne une impression « malheureuse » sous le cavalier,
- travail contre le mors, la tête est extrèmement basse,
- la langue est placée derrière le mors, émet des ronflements, gargouille,
- une démarche incontrôlée, fait des très petits pas (le cheval est très lent),
- essaie (si possible) d’ouvrir la bouche, des mouvements permanents de la mâchoire inférieure et de la langue,
- ne veut pas avancer, surtout devant des obstacles, l’arrière-main n’est pas engagée,
- fainéant, fatigué, sans énergie, avance uniquement sous la contrainte des éperons,
- s’encapuchonne (garde la tête derrière la verticale),
- se déplace latéralement au lieu d’avancer droit,
- tourne sans arrêt la tête et le cou,
- est inattentif,
- salive et bave beaucoup,
- tourne comme un carrousel,
- sue beaucoup, est nerveux pendant le travail,
- trébuche apparemment sans raison, garde un cou étendu et creuse le dos,
- essaie d’attraper les rennes, les mains du cavalier, etc.
- sort la langue, la pend à l’extérieur,
- se laisse difficilement brider,
- tousse au début du travail,
- se frotte la bouche et la tête sur les jambes antérieures,
- renâcle et ronfle pendant le travail,
- antipathique, couche les oreilles même au box,
- laisse pendre la lèvre inférieure,
- monte pour déplacer le mors,
- ne peut rester tranquillement sur place,
- commence à suer pendant qu’on lui met le filet,
- à la longe, il court si vite qu’il perd l’équilibre.
- tousse tout à coup, surtout après une opération de l’épiglotte,
- saigne de la bouche,
- œdème pulmonaire avec un saignement du nez du à une insuffisance respiratoire provoquant une sous-pression dans les poumons,
- épiglotte et voile du palais endommagé du à l’assèchement des muqueuses (la commissure des lèvres n’est pas totalement fermée avec un mors),
- problèmes de diaphragme.

Ces problèmes de comportements sont encore plus accentués par une combinaison d’autres facteurs néfastes comme :
- le manque de mouvement,
- les dégâts causés par l’ammoniaque et la poussière dans les voies respiratoires,
- une selle et un filet mal adaptés,
- etc.



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