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Le CHEM

Le DEPART des STALLES selon MONTY ROBERTS

Le départ des stalles


Mise au point de la couverture Monty ROBERTS

( Prince of Darkness )
p 320 – 327



... Dès que sa grande carcasse se retrouvait enfermée dans une stalle de départ, Prince of Darkness était pris de panique et il s'empressait de s'en échapper, furieux.
J'avais demandé comment Prince se comportait quand on le transportait dans un van, et on m'avait répondu qu'il ne faisait pas de difficultés, que les compartiments du van soient larges ou étroits. Cela paraissait difficile à croire étant donné ce qui s'était passé aux stalles de départ pendant toute la journée.
Sir Mark m'a proposé de réserver un van avec des cloisons mobiles, afin que je puisse me rendre compte par moi-même.
Le lendemain matin, le van est arrivé de bonne heure et, tandis que nous examinions son aménagement intérieur, j'ai fait part au chauffeur de mes intentions :
"- Vous conduirez tandis que je me tiendrai là, à hauteur de la tête de Prince of Darkness ; ainsi, je pourrai vous parler tout en observant ses réactions.
Nous allons d'abord lui donner le maximum de place."
J'ai montré les fixations sur le plancher du van.
"- Nous placerons donc la cloison à ce niveau, et vous roulerez doucement.
Ensuite, nous rapprocherons la cloison et vous augmenterez la vitesse ; le but étant de déterminer ce qui provoque sa claustrophobie."

Nous avons fait monter Prince of Darkness dans le van et nous sommes partis faire le tour de Newmarket en roulant lentement et en virant doucement. Prince était très à l'aise.
Nous nous sommes donc arrêtés pour réduire l'espace dont il disposait ; les cloisons étaient à présent proches de ses flancs, mais cela ne semblait pas le gêner. J'ai demandé au chauffeur d'accélérer et de virer moins en douceur, il s'est cramponné à son volant et le bruit du moteur a grimpé d'une octave.
Prince était toujours aussi insouciant, il s'arc-boutait de son mieux pour garder l'équilibre dans les virages, et semblait indifférent au fait que certaines parties de son corps viennent toucher les cloisons. J'ai lancé :
"- Pourriez-vous aller encore un peu plus vite ?"
Le chauffeur a écrasé le champignon et le van a fait un bond en avant. Tandis que nous prenions les virages sur les chapeaux de roues et négociions les ronds-points à une vitesse terrifiante, Prince of Darkness et moi roulions de côté et d'autre, comme dans un bateau ballotté par les vagues, et le chauffeur se prenait pour un conducteur d'ambulance répondant à une urgence.
Alors que le compartiment du van était le plus étroit possible, Prince ne ruait pas, ne cherchait pas à s'échapper, n'opposait pas de résistance, ne se mettait pas en colère, contrairement à ce que je l'avais vu faire la veille, dans la stalle de départ.
Quelle pouvait bien être la différence entre ce compartiment de van dans lequel il se sentait bien et la stalle qu'il s'efforçait de détruire ? Lorsque nous sommes arrivés sains et saufs à l'écurie, j'ai observé de près ces deux structures.
Les raisons du comportement de Prince of Darkness m'échappaient. Quelle était la raison de sa peur ? Il ne s'agissait pas de claustrophobie puisqu'à se sentait à l'aise dans le van, il y avait quelque chose dans la stalle qui l'effrayait, mais je n'arrivais pas à trouver quoi.
Ce soir-là, j'ai eu très envie d'abandonner.
L'idée de l'échec m'était intolérable. J'étais là depuis trois jours et je n'avais pas l'impression d'avoir progressé d'un pas.
J'ai tout de même décidé de faire une nouvelle tentative.

Le lendemain a été une dure journée, la plus dure de toutes, huit ou neuf heures difficiles et dangereuses.
Je me suis placé juste devant Prince of Darkness tandis qu'on le faisait entrer dans la stalle.
Comme la veille dans le van, je voulais pouvoir noter les moindres modifications de son comportement pour essayer de découvrir un indice capable de nous mettre sur la voie.
Prince s'est avancé en faisant un tas d'histoires. A peine a-t-il été à l'intérieur qu'il s'est précipité en avant, comme si des Indiens hostiles se tenaient de part et d'autre et le lardaient de coups de lance. Et tant pis pour moi si je me trouvais sur sa trajectoire ; il m'a chargé de front, m'envoyant rouler à terre.
Je me suis relevé et épousseté. J'avais besoin de m'approcher plus encore.

La deuxième fois, il a jailli de la stalle dans un tourbillon de jambes, de queue et de tête ; il m'a de nouveau envoyé au tapis, et je n'avais toujours pas la moindre idée de ce qui pouvait provoquer sa réaction. Ce n'était plus un jeu pour un homme de mon âge auquel on avait enlevé une partie de sa colonne vertébrale, mais j'étais bien déterminé à me tenir encore plus près.
Une fois de plus, il a bondi en avant et m'a renversé au passage, me piétinant une jambe, un côté et une oreille, ne s'arrêtant qu'à sept ou huit mètres de là à l'extrémité de la corde qui m'avait servi à tresser autour de sa tête un come along.

Je souffrais terriblement - physiquement parlant -, mais je venais brusquement de trouver la solution. Même si mes idées étaient encore un peu confuses, j'avais remarqué que, juste avant de bondir et de me renverser, Prince of Darkness avait roulé des yeux vers l'arrière, regardant dans la direction de son flanc droit, concentrant son attention sur les barres latérales.

J'étais contusionné, meurtri, et un filet de sang me coulait dans le cou, mais j'avais fini par trouver la cause de sa peur : dans un van, les parois sont lisses, alors que dans une stalle de départ, le cheval est coincé entre les barres longitudinales ; c'étaient elles qui faisaient la différence, bien sûr !
Je me serais botté les fesses tellement je m'en voulais de ne pas y avoir pensé plus tôt, mais j'étais excité à l'idée d'avoir trouvé la réponse. Quelques tests supplémentaires ont confirmé que j'étais dans le vrai. J'avais failli perdre une oreille et me briser les os, mais j'avais enfin compris.

Ce soir-là, j'ai téléphoné à plusieurs officiels pour étudier la possibilité d'enlever ces fameuses barres latérales ; mais nous avons réalisé très vite que cette solution serait inacceptable pour les commissaires car, étant donné la façon dont les stalles de départ sont construites, en enlevant les barres de l'une d'elles on enlèverait du même coup la moitié de celles des deux voisines.
Tôt le lendemain matin, j'ai eu une idée : si nous parvenions à fabriquer quelque chose d'assez semblable au caparaçon des chevaux de picadors, une protection de cuir épais couvrant les flancs et l'arrière-main de Prince of Darkness, nous réussirions peut-être à le convaincre que ces maudites barres ne pourraient plus lui faire de mal. C'était une idée farfelue, et je n'étais pas vraiment persuadé qu'elle soit réalisable.
De nombreuses années auparavant, je m'étais servi d'une cape de cuir que j'attachais à ma selle western et qui couvrait l'arrière-main de mon cheval lorsque je l'entraînais à effectuer des arrêts glissés au grand galop. Il me semblait qu'en employant un artifice du même genre, je pourrais amener Prince of Darkness à accepter la stalle de départ.
"- Et pourquoi ne pas utiliser de la moquette ?"
Remplacer le cuir épais par de la moquette était susceptible de rendre mon idée plus facilement réalisable. Nous sommes allés à Newmarket acheter une chute de moquette.
Puis nous nous sommes rendus à la sellerie Gibson et je leur ai dessiné le modèle que j'avais en tête. Le premier prototype consistait seulement en une couverture de cheval recouverte de moquette, à l'intérieur et à l'extérieur. Sa réalisation n'a pris que quelques heures, et nous sommes revenus au centre d'entraînement pour un essai.

En faisant entrer Prince of Darkness dans la stalle, revêtu de sa couverture spéciale, j'ai vu immédiatement que nous étions sur la bonne voie.
"- Regardez, il n'a pas très confiance, il a même encore un peu peur, mais il reste à l'intérieur, non ?
J'étais très content de pouvoir enfin me tenir devant cet énorme animal sans risquer de me faire piétiner.
Plus il se frottait contre les barres, en faisant un pas en avant puis un pas en arrière, plus il se rendait compte qu'il était désormais protégé. Il s'est calmé et détendu. Les progrès étaient nets.
Nous sommes revenus en toute hâte à la sellerie Gibson, de peur qu'ils ne soient fermés pour le week-end pascal, mais ils ont bien voulu travailler pour nous ce soir-là et le lendemain matin afin de perfectionner le premier prototype. Nous n'en avons conservé que la moitié arrière, afin de ne couvrir que l'arrière-main du cheval.
Des lanières, cousues sur la bordure avant et destinées à passer sous la sangle de la queue, permettraient de le maintenir en place. Enfin, nous avons fait fixer, sur la partie de la bordure qui se trouverait juste au-dessus de la queue, un anneau auquel nous pourrions nouer une corde; ainsi, le cheval se débarrasserait aisément de la couverture de protection au moment du départ.
Dans la matinée du dimanche de Pâques, je suis allé au centre d'entraînement pour y travailler avec Prince of Darkness dans la stalle fixe et les stalles réglementaires.

J'ai repris l'exercice qui consistait à le laisser sortir tout doucement de la stalle en profitant de la protection de la couverture, et il s'est très bien comporté.
Le lundi matin, nous avons parfait son entraînement. Le jockey de Prince of Darkness était partant pour tester cette méthode dernier cri, mais un peu gêné.
Je l'ai assuré que c'était sa seule chance de prendre le départ. Prince of Darkness avait absolument besoin de sa couverture de protection.
A l'heure de la course, je les ai retrouvés dans les stalles. Le juge au départ était plutôt inquiet, mais il avait autorisé cet équipement inhabituel et il ne pouvait plus faire marche arrière.
J'ai mis le dispositif en place et les autres jockeys ne se sont pas privés de faire des commentaires : monter un cheval couvert de moquette et traîner derrière soi quelqu'un qui tient une corde attachée à l'arrière de votre monture lorsque l'on prétend disputer une épreuve de vitesse avait de quoi attirer les quolibets...

Dès que Prince of Darkness entra dans la stalle, j'ai croisé les doigts pour que la couverture de protection se décroche facilement. La perspective de me faire traîner tout autour du champ de courses de Warwick ne m'enchantait guère.
Les chevaux étaient sous les ordres. J'ai enfoncé mes talons dans le gazon et enroulé la corde autour de mes épaules.
J'étais prêt à encaisser la traction provoquée par le démarrage de Prince of Darkness.

Le départ a été donné ! La corde a subi une tension terrible puis elle s'est détendue. Prince of Darkness est sorti de sous sa couverture et de sa stalle comme un diable de sa boîte. La moquette gisait sur le sol. C'était une réussite.

Il y avait dix-huit concurrents au départ. Dans le virage, Prince of Darkness était nettement en tête. Il n'a pas gagné ce jour-là, mais c'était lui qui avait pris le meilleur départ.
Je ne le savais pas encore, mais cette expérience allait me conduire à inventer la " couverture Monty Roberts" pour venir en aide aux chevaux de course sujets à ce genre de peur. Plus d'un millier de chevaux l'ont déjà utilisée...





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